Romane Rose ou la vie en Rose

Romane Rose. Son nom nous emporte aux portes de la romance. Son imagination débordante nous entraîne dans le délire amoureux de ses personnages. Elle m’apparaît comme l’escargot baveux que je suis à la trace. Ce matin, j’ai décidé de la faire sortir de sa coquille.

Note de Romane : tu sais que les escargots mangent les roses… les salauds !

Note de Jc : Un commentaire qui sort du cadre de l’interview, car je ne lui avais pas encore donné la parole.

Pour représenter notre talentueuse amie, une photo me semblait de mise : celle d’une auteure toute de rose vêtue. Néanmoins, Romane a imposé la sienne. Afin de ne pas heurter notre susceptibilité, j’ai donc décidé d’inclure notre choix respectif dans cette interview.

Romane : Je te mets la première photo de profil de mon compte FB. Une rose de chez moi, parfumée et ravissante, tout comme moi, lol. 

Jc : Bof, c’est elle qui le dit. Moi, si j’étais ravissante je ne me sentirais pas gênée d’afficher ma véritable photo.

Ahah, mon choix ! Comme d’habitude, vous remarquerez qu’il est le plus judicieux. Après cet accès de vantardise, passons à l’interview.

Romane Rose. Tu es arrêtée pour le délit de me faire rire chaque jour. Veux-tu bien décliner, ton nom, ton âge, ta région, ta profession et ta taille de soutien-gorge ?

Pour la taille de soutien-gorge, si je te dis que c’est top secret tu comprends ? Si je divulgue cette information, des hordes de beaux gosses super sexy (et tous les autres aussi) vont déferler sur mon blog ou ma page Facebook et je ne saurais plus où donner du sein ! Je ne suis pas douée pour refuser les demandes en mariage et je risque de devenir sexgame (bigame, mais plusieurs fois). Pour le reste, je suis un roman rose à moi toute seule.

Je suis vieille ou jeune en fonction de mes humeurs, de la température extérieure (voire intérieure), de l’air du temps et du lieu où je me balade (virtuel, livresque, IRL [je sais enfin ce que cela signifie !!!] et animal). Comme les chats, j’ai hérité de sept vies, mais à l’inverse de cet animal je les vis toutes en même temps, quitte à faire, c’est plus marrant. Mon agenda explose souvent, d’ailleurs, lol.

J’habite en Bretagne. Je supporte avec stoïcisme la pluie qui n’épargne pas les cons (dont je fais partie à mon grand désespoir, moi qui aime le soleil radieux qui ne tombe pas en morceaux, la plage où tu peux bronzer sous un parasol et non un parapluie, le farniente de la sieste dans la chaleur d’un bel après-midi sans avoir recours à un édredon, les barbecues, mais pas à l’intérieur et qui te parfument à l’andouille, la doudoune, mais pas pour un 14 juillet… liste non exhaustive que je pourrais faire durer des jours !). J’adore ma région !

Note de Jc : Je ne sais pas vous, mais moi, je ne savais pas ce que signifiait IRL. Je m’en doutais que cet auteur m’embrouillerait dès le départ. Voici mes recherches pour éclairer nos lanternes.

IRL:

  • En France : l’indice de référence des loyers ou Infrarouge lointain, ou encore, revue bimensuelle (Informations rassemblées à Lyon).
  • En Angleterre : une catégorie de course de monoplace sur anneaux de vitesse, principalement en Amérique du Nord (Indy Racing League) ou IReal Life, littéralement « dans la vraie vie », expression couramment employée sur Internet pour désigner la vie en dehors d’Internet, par extension une irl peut être le fait de rencontrer réellement des gens rencontrés sur Internet.
  • En Irlande : code pays associé au pays.

Donc, connaissant un peu l’asticot, je veux dire l’escargot, je pense qu’elle voulait dire : In Real Life. Nous voici un peu plus malins. Comme si j’avais besoin de me creuser la tête dès le matin.

J’imagine que Romane Rose est un pseudo ? Rose comme : rose bonbon ou rose cochon ?

Comment as-tu deviné ? Oui, j’utilise un pseudo par facilité et tranquillité (se référer au paragraphe « taille de soutien-gorge »).

Rose parce que j’aime la fleur, la rose et de préférence la rose rose parfumée et entêtante, élégante et toujours source d’émotion, piquante aussi. Et cela fait référence [on ne s’en douterait pas !] à la couleur des romans que j’écris : de la ROMANCE. Parfois rose bonbon, parfois rose cochon. Comme on dit par chez moi : tout est bon dans le cochon !

Tu es l’autrice de cinq romans. Quatre en ME et un en auto-édition. Je sais que faire un choix parmi ses enfants n’est pas facile, mais éprouves-tu un coup de cœur particulier pour l’un de tes bébés ?

Petite rectification : je ne suis autrice que de 3 romans chez Harlequin. Pour une raison marketing, « Incompatibles, mais » s’est transformé en « Un peu, beaucoup, à la folie ». C’est exactement le même texte, l’un en numérique et l’autre en broché.

Pour moi, ce ne sont pas des bébés. J’accouche de mes textes plutôt sans douleur donc je les assimile plus à des compagnons de voyage.

Mon préféré reste « Obsessions », sans doute parce que l’exercice s’est révélé plus périlleux que prévu et que l’histoire s’est égarée en cours de route. J’avais prévu d’écrire un thriller ! Peut-être aussi parce que la ME l’a refusé et que de le publier par mes propres moyens en auto-édition a été une découverte différente du monde de l’édition. Et puis, en tant que minette, je dois dire que Barnaby est le personnage qui me ressemble le plus. J’adore sa gouaille à ce minou !

Je publie aussi sur Wattpad pour le plaisir de partager gratuitement, comme je le fais sur mon blog. Je me déciderai peut-être à les corriger et à les publier un jour, si le virus de l’écriture me lâche.

Chaque jour paraît sur ton blog et sous forme de chapitres : Féérie irlandaise. Où puises-tu cette source d’inspiration quotidienne ?

Pour l’instant, je la puise dans mon ordinateur, mon cher Mac, le seul, l’unique, le sublime, le CHEF où se planque un certain nombre de textes. (J’en profite pour le caresser dans le sens du poil pour qu’il ne dévore pas mes écrits en attente lol).

Pour l’inspiration de toutes mes histoires, il faut peu de chose. Une image, une discussion, un mot volé, une émission de télé ou de radio, un article de journal ou mes divagations sur le Net (la fourrière m’a d’ailleurs emprisonnée plusieurs fois, lol). La source est inépuisable pour moi et je fourmille d’idées. Pour le reste, je pense que nous sommes plusieurs à habiter ma boîte crânienne (sept au moins).

Note de Jc : J’éprouve déjà beaucoup de mal à suivre une seule Romane,  mais sept : purée, ça craint !

Ma folie de lectrice compulsive m’a poussé à acheter Un peu, beaucoup, à la folie ! Je t’avoue que, perdu dans la masse de ma bibliothèque, je n’ai pas encore trouvé le temps de le lire. Je te laisse 30 secondes pour me convaincre de m’y plonger au plus vite. Top chrono !

Surtout, ne l’ouvre pas ! Et ne mets jamais une boîte de conserve dans un micro-ondes.

Réserve-le pour un jour de blues ou la plage ou comme cale pour la porte des toilettes. Usage multiple assuré. (J’ai chronométré : 12 secondes ! Je gagne quoi ?)

Note de Jc : tu ne gagnes rien du tout ! Je suis toujours en pyjama à 11 heures du matin et je n’ai même pas encore profité d’un peu de temps pour m’occuper de mon brushing. C’est l’interview la plus longue et pénible que j’ai dû réaliser, il ne faut pas trop en demander, hein !

J’aime beaucoup les pointes d’humour que tu distilles sur les réseaux sociaux. Un atout révélateur de ta personnalité ?

Oui. Indiscutablement. La vie est trop courte pour la vivre dans le gris, je préfère le rose, mais celui un peu flashy qui pétille et distille de la bonne humeur. Je suis pessimiste de nature alors, je compense comme je peux et je me fais rire à défaut d’avoir un clown à demeure à la maison.  Tu remarqueras que mon humour se teinte aussi de sarcasmes ou d’ironie, et encore, je me censure lol. L’autodérision m’amuse encore plus, les bons jours, sinon, je suis une sorte d’ours sanguinaire et ronchon.

Dans une autre interview, tu avoues écrire de la romance pour passer un petit moment à la plage ou dans les toilettes. Néanmoins, quelques questions plus tard, tu parles de déprime par rapport à ton premier avis négatif. Est-ce si difficile d’affronter la critique ?

Les premières fois, il n’est pas simple de lire un avis négatif !

Lorsqu’une maison d’édition comme Harlequin accepte un, puis deux, puis trois de tes textes en moins d’un an, tu prends la grosse tête et tu te dis « Chouette, j’suis célèbre !!!! À moi les beaux-gosses, la Feurrari rouge et le marque-ta-page en or ! »

Tu déchantes vite et le premier avis négatif ou mitigé renverse la vapeur et tu finis en « j’suis nulle !!!! » que nous ressentons tous un jour ou l’autre. C’est très formateur et cela permet de prendre du recul, beaucoup de recul. Je préfère les avis sincères et fondés plutôt que des avis dithyrambiques, même si j’aime bien qu’on me tartine de crème solaire indice 100 et que l’on se prosterne à mes pieds de romancière de gare.

Cependant, la lecture reste pour moi subjective, tout comme l’écriture. J’aime, j’aime pas et je n’en fais pas un fromage. Idem pour les avis que je peux lire ici ou là. Cela permet de se remettre en question, d’aborder les sujets peut-être différemment, même si je tente de rester fidèle à moi-même et à ma vision de l’écriture. Écrire, inventer des histoires doit rester un plaisir et non une contrainte.

Anecdote : j’ai commencé à écrire dans le train. Et je continue tous les jours, je peux donc me targuer d’être une romancière de gare lol. Le destin…

Peut-être vais-je demander à la SNCF de me sponsoriser, surtout les jours de grève ?

Je me permets de poster une anecdote croustillante. Elle me concerne. Suite à l’une de mes demandes de bêta lecture, tu t’es proposée avec enthousiasme. Une nouvelle de sept pages. Stupeur et tremblements ! Tes corrections/remarques comprenaient dix-sept pages. Par ailleurs, et je t’en remercie, tu n’as pas touché à mon titre.

Soit j’écris mal, très très mal ; soit tu es un tantinet maniaque. Peux-tu me rassurer ?

Je suis maniaque, tatillonne, chiante, emmerdante et tout ce que tu peux trouver dans la gamme du même style, surtout depuis que je m’autocorrige.

Dix-sept pages ? Je comprends pourquoi je ne veux pas devenir Beta lol. Tu écris au contraire très bien, mais je ne peux pas m’empêcher de mettre mon grain de sel ou commenter (je me souviens vaguement d’un truc sur le regard à découper des petites culottes lol) et puis j’écris grand, d’abord !

Note de Jc :  Elle écrit grand… mon œil ! Ses notes se déclinaient en Time New Roman 12. Maniaque, je vous dis !

Romane, une question indiscrète. Tu portes des strings en dentelle ou des culottes Petit Bateau ?

J’aime pas les strings pour des raisons de confort personnel et d’irritations de mon pauvre petit cul sensible. Une bonne culotte bien solide, en coton m’a aussi évité quelques désagréments (ouille, aie, ouille, aie !) en situations précaires. Cependant, je ne suis pas sectaire et je ne me cantonne pas à un seul genre de sous-vêtements, j’essaie, je teste, je note et je donne des avis que j’épingle sur mon tiroir de commode à défaut de les laisser sur les sites marchands.

Voici venu ton instant pub. Tout ce qui te passe par la tête pour promouvoir tes écrits.

La meilleure vitrine reste mon blog où je regroupe tout peu à peu.

Romane, je souhaite que ta littérature de toilette défroisse les fesses les plus serrées. Je te remercie de ton temps et te souhaite le meilleur pour tes projets.

Merci beaucoup Jc, pour ce droit au délire. Tu sais que j’adore te suivre et lire tes articles. Une amie autrice m’a parlé de tes postes à ragots, j’ai déboulé sur ta page et depuis je suis accro avec l’intuition que je ne guérirai jamais. Longue vie à l’humour et à la satire (pas au satyre, hein !) et belle continuation à toi, à tes écrits et à ta super gentillesse.

Aparté : tu es super-douée pour les interviews et je sens que tu vas devenir un pilier du genre.

Note de Jc : Merci, mais non. En ce moment, mon pilier vacille…

Que pensez-vous de cet interview ? Trouvez-vous les questions originales . Connaissiez-vous l’auteur, Romane Rose ? Cet article vous donne-t-il envie de découvrir son univers ?

Pour retrouver Romane sur ses réseaux sociaux :

Retrouvez mon retour de lecture sur Défie-moi de Romane Rose, ici

Retrouvez mon retour de lecture sur Obsessions de Romane Rose, ici

Retrouvez notre texte humoristique Auteur de polars Vs lecteurs de polars, ici

Retrouvez mon interview par Romane Rose, ici

2 commentaires sur « Romane Rose ou la vie en Rose »

    1. Tu sais que cette époque me manque ? Je suis comme les petites vieilles qui se disent : ah, c’était le bon temps ! 😂😂

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