L’Assassin habite au 21 de Stanislas-André Steeman – avis lecture

Résumé :

Sept victimes en deux mois et demi, sept crânes fracassés. Et l’assassin a signé tous ses meurtres en abandonnant un bristol sur les lieux : il s’appelle Smith… Smith… La police londonienne est sur les dents, et les milliers de Smith de la capitale connaissent des moments difficiles. Jusqu’au jour où une piste fortuite conduit le Yard du côté de Russel Square. C’est là qu’habiterait l’assassin, au 21. Mais lequel de tous les hurluberlus – plus étranges et plus pittoresques les uns que les autres – qui peuplent la pension Victoria pourrait bien être Mr Smith ? Véritable chef-d’œuvre policier, L’assassin habite au 21 inspira Henri-Georges Clouzot, dont le film est encore dans toutes les mémoires.

Mon avis :

Une plongée meurtrière dans le brouillard londonien. Une écriture habile qui présente des personnages à l’humour grinçant et à l’aspect psychologique quelque peu hors norme. Scotland Yard enquête sur ce qui semble un tueur en série. Si les éléments mènent rapidement les limiers à l’endroit où habite l’assassin, le problème reste de l’identifier parmi les habitants d’une pension de famille. On assiste à de multiples rebondissements en même temps que nos inspecteurs. On croit découvrir l’identité de l’assassin, mais on se trompe sur toute la ligne.

J’ai retrouvé ce roman dans ma bibliothèque et j’avais envie de découvrir la plume de cet auteur belge. Une lecture passionnante, même si l’intrigue aurait mérité d’être plus approfondie vu le nombre de personnages. On survole chacun d’eux, mais j’aurais trouvé intéressant de mieux les connaître encore.

Au vu des petites rues atypiques qui peuplent notre petit pays, je me demande pourquoi l’auteur n’a pas situé l’action de son roman en Belgique. Cette pension de famille et leurs drôles de locataires n’auraient pas détonné si les événements s’étaient situés, par exemple, dans la région de Charleroi ou de Bruxelles. Néanmoins, nous ne bénéficions pas de ce fog londonien qui auréole l’histoire de tant de mystère dans notre capitale.

En conclusion, une lecture un peu désuète qui sort des sentiers battus et qui marque la grande époque du roman policier.

Jc

Vous l’avez lu ? Vous avez vu le film ? Qu’en avez-vous pensé ?

Pour acheter le roman, cliquez sur la photo :

Ce roman publié en 1939 a bénéficié d’une adaptation cinématographique française en 1942. Le réalisateur n’est autre que Henri-Georges Clouzot qui situera l’action du film non à Londres, mais à Paris et ne se gênera pas pour changer le cours de l’enquête initiale du roman ni le nom de certains personnages.

Stanislas-André Steeman (Liège le 23 janvier 1908 – Menton le 15 décembre 1970) est un auteur et illustrateur belge d’expression française.
Journaliste à La Nation belge entre 1928-1933, il se révéla d’abord dans plusieurs dizaines de bandes dessinées avant 1920. Mieux connu comme auteur de romans policiers dont plusieurs seront adaptés à l’écran, comme L’assassin habite au 21, publié en 1939 et transcrit pour le cinéma par Henri-Georges Clouzot. Pour l’anecdote, ce roman est concocté à son adresse au square du Val de la Cambre au numéro 21, à Ixelles. Les critiques français l’ont surnommé le « Simenon belge », oubliant que Simenon l’était aussi… Il est le père de l’humoriste belge Stéphane Steeman, notre célèbre madame Gertrude.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s