L’île aux trente cercueils de Maurice Leblanc – avis lecture

Trente écueils menaçants cernent l’île de Sarek en Bretagne. Les habitants superstitieux l’appellent l’île aux trente cercueils. Une légende les hante : trente victimes doivent mourir dont quatre femmes en croix. Véronique d’Hergemont, venue chercher son fils après quatorze ans d’absence, a la désagréable surprise de voir ses initiales sur les bornes, sur les portes des chapelles et son visage sur un dessin de femme crucifiée !

L’étrange atmosphère des légendes celtes, cette « Pierre-Dieu qui donne mort ou vie », la prédiction sanglante, le monstrueux comte Vorski, voila de quoi frissonner d’angoisse et de terreur.
Arsène Lupin, heureusement, et un petit chien nommé Tout Va Bien, sont là pour affronter la malédiction !
Un roman fantastique de Maurice Leblanc dont le sens du suspense et de la mise en scène, dans cette île déchiquetée et sauvage, font ressortir l’humour du dénouement.

Mon avis :

L’île aux trente cercueils, publié en 1919, est un roman de Maurice Leblanc, le père du personnage charismatique du célèbre gentleman cambrioleur Arsène Lupin. Néanmoins, il n’apparaît que pour le dénouement de l’intrigue.

L’écriture de l’auteur est sans nul doute maîtrisée. En quelques mots, les personnages se dessinent à nos yeux, les décors se précisent et l’atmosphère se pose. L’île aux trente cercueils est un roman plutôt sombre, parfois violent, avec une touche de fantastique liée aux légendes de Bretagne. C’est surtout la folie d’un homme qui mène à la tragédie les habitants d’une petite île réputée pour sa tranquillité.

Une fois la lecture commencée, difficile de reposer le roman sans avoir envie de connaître les chapitres suivants. J’aime aussi le fait de donner une explication rationnelle à ce qui de prime abord ne l’est pas.

Le petit bémol : lorsque le personnage d’Arsène Lupin intervient, le roman perd de son intérêt. Son intervention assez loufoque, à la limite du grotesque, fait perdre à l’histoire toute sa crédibilité.

J’ai toujours éprouvé pour les romans sombres un attrait indéniable, je trouve donc dommage de créer une atmosphère aussi lugubre pour la casser avec un humour assez lourd et des farces de gamin.

Dans l’ensemble, nostalgie aidant, la lecture s’est tout de même révélée très agréable.

Jc

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L’île aux trente cercueils de Maurice Leblanc – avis lecture

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Ce roman a été adapté en série télévisée, une coproduction française/belge/suisse en six épisodes de 52 minutes et diffusée du 21 septembre 1979 au 6 octobre 1979 avec dans le rôle principal Claude Jade. Une adaptation assez libre, car Arsène Lupin n’y apparaît pas.

Maurice Leblanc de son vrai nom Marie Émile Maurice Leblanc est un écrivain et romancier français né le 11 décembre 1864 à Rouen et décédé le 6 novembre 1941 à Perpignan.

Il a écrit plusieurs polars et romans d’aventures et a créé de nombreux personnages célèbres comme celui d’Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur.

Maurice Leblanc est né d’Émile Leblanc, un armateur et de Mathilde Blanche. Sa sœur cadette est Georgette Leblanc qui a été l’interprète de Maurice Maeterlinck. Son père lui préparait une carrière dans une fabrique de cardes, mais Maurice Leblanc refuse ce destin et décide de partir à Paris pour faire ce qu’il aime le plus au monde, écrire. Il a commencé par une carrière de journaliste avant d’entamer l’écriture de romans et de contes comme par exemples Des couples, Une femme…

Les écritures de Leblanc, même si elles sont restées sans succès public, ont commencé à intéresser des grands écrivains de l’époque, particulièrement Jules Renard et Alphonse Daudet.

Il publie un roman autobiographique, L’Enthousiasme en 1901. A cette période, il commence à fréquenter de grands écrivains de Paris notamment Stéphane Mallarmé ou Alphonse Allais.

C’est en 1905 que Pierre Lafitte, le directeur à l’époque du mensuel Je sais tout, fait une commande auprès de Maurice Leblanc pour sa nouvelle L’Arrestation d’Arsène Lupin. A peine deux ans, le roman d’Arsène Lupin fut publié dans un livre.

Une publication qui suscite la colère de Conan Doyle qui voit son personnage mythique Sherlock Holmes  tourner en Herlock Sholmès et ridiculisé par Arsène Lupin.

En 1908 il reçoit  la Légion d’honneur des mains du sous-secrétaire d’état aux Beaux-Arts, Dujardin-Beaumetz.

Maurice Leblanc était connu pour être un radical-socialiste avec un esprit libre et révolutionnaire, il prend cependant un peu l’air bourgeois surtout après la Première guerre mondiale.

Il continue avec les romans d’Arsène Lupin qui le tue dans 813, ensuite il le ressuscite dans Le Bouchon de cristal, Les Huit Coups de l’horloge

Ses œuvres ont inspiré plusieurs écrivains polar de son époque comme Gaston Leroux ainsi que Souvestre et Allain. Les évènements de la nouvelle Arsène Lupin se déroulaient généralement entre les rues de la capitale ou dans le pays de Caux. Leblanc est un vrai passionné des cartes postales qu’il collectionnait.

Maurice Leblanc s’éteint le 6 novembre 1941 à l’âge de 76 ans. Il fut inhumé au cimetière du Montparnasse.

Source Biographie : cultivons nous

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