Kim Chi Pho, une auteure à la page

Née au Vietnam, d’un père chinois et une mère vietnamienne, Kim Chi PHO grandi entre la Belgique et l’Australie. Parisienne depuis 2005 et ex-directrice financière, elle est aujourd’hui une auteure à temps plein.

En 2017, elle publie son premier roman en autoédition, « Mademoiselle Numéro 11 ». L’année suivante, sort un deuxième roman nommé « Le Clos des Diablotins », le nom du quartier défavorisé de Bruxelles dans lequel elle a grandi. En 2019, est paru SISTA son troisième roman. Depuis 2020, elle est publiée par les éditions Lemart. Ses romans sont distribués en France, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg.

Voici son interview :

Kim, bonjour. Tes racines sont implantées dans de nombreux pays. La Chine, le Vietnam, la Belgique, l’Australie et la France. Dans quel pays rêverais-tu de terminer tes vieux jours ? Une seule réponse possible ou tu es éliminée dès la première question !

Pour mes vieux jours, je me vois assise au bord de la mer, les yeux rivés sur les vagues. Le nom du pays n’a aucune importance. Je suis liée à l’océan comme les liens que la lune tisse avec les marées. 


Mademoiselle Numéro 11 est le titre de ton premier roman publié en 2016 et réédité en avril 2021. Nous sommes ensemble sur le groupe « Auteurs et Cie » et tu numérotes tous tes posts. Es-tu une maniaque des chiffres ?


J’ai découvert au premier jour d’école qu’en réalité je ne m’appelais pas Mademoiselle Numéro 11, mais Kim Chi PHO. Après pendant vingt ans, j’occupais le poste de directrice financière au sein d’une grande entreprise. Donc les chiffres me servent de points de repères.

Parle-moi de ton dernier roman « A jamais à nous », publié aux Editions Lemart.


Dans ce quatrième opus, je raconte l’histoire de deux amoureux, séparés par la mort et qui se sont juré de se retrouver dans une prochaine vie. Je parle de la réincarnation, une dimension surnaturelle/spirituelle.
  
Ton visage actuel nous livre le caractère d’une femme rigolote, pleine d’entrain, mais la vie que tu as laissée derrière toi, maintenant révolue, a forgé ton caractère. Quel a été le déclic pour te tourner vers l’écriture et abandonner ton ancien métier, pourtant certainement mieux rémunéré ?

Quand j’ai appris les jours de mon père étaient comptés, j’ai quitté mon travail.
Les choses ne sont pas toujours comme elles paraissent, quelquefois, perdre, c’est gagner. En renonçant à mon enviable salaire, j’ai pu accompagner mon père dans les derniers mois de sa vie. L’argent, ça rentre et ça sort, mais un père, on n’en a qu’un ! Une nuit, après ses funérailles, à 2h du matin, poussée par une souffrance sans nom, j’écrivais les premières lignes de mon premier roman en commençant par « Maman est la personne que j’aime le plus au monde ».

Pour tes deux premiers livres, tu as publié en auto-édition. Depuis 2020, tu es publiée par une maison d’édition. Alors, que préfères-tu ?

Quand tu es une auteure indépendante, tout de suite, les gens te tatouent sur le front le statut d’auteur raté. C’est un triste et injuste préjugé, car il y a de très belles plumes parmi les auteurs indés. J’ai choisi d’être une auteure hybride car le 100% n’existe pas. 

Voici venu ton instant pub. Que peux-tu dire aux lecteurs pour nous donner l’envie furieuse de s’arracher ton roman Mademoiselle Numéro 11 s’il n’en restait qu’un seul en stock ?

Donnons la parole aux lecteurs : voici le dernier d’avis de lecture reçue d’une collègue de plume Laure Allard d’Adesky :

Mademoiselle Numéro 11 de Kim Chi PHO est mon coup de cœur du mois. Un roman lu d’une seule traite qui ne vous laisse pas indifférent : une invitation au voyage, un hymne à la famille et une ode à la confiance en soi. Foncez le découvrir.

 
Kim, merci de ton temps. Et je te souhaite que mademoiselle n° 11 devienne numéro 1 dans le cœur des lecteurs.

Mademoiselle Numéro 11
Je suis le onzième enfant d’une fratrie de douze. Dans mon pays natal, les parents attribuent un numéro à leurs enfants, en plus du prénom. Je m’appelle Linh. Mais pour ma famille, je suis Mademoiselle Numéro 11. Depuis l’enfance, j’ai de petits bonshommes blancs qui dansent dans ma tête. Je vois des âmes errantes et parle avec elles. Malgré ce détail, j’aurais vécu heureuse, si je n’avais pas rencontré Rosa, une fille souffrant d’une addiction sexuelle. Des incohérences aux allures de coïncidences troublaient de plus en plus le cours de ma vie.

Serait-il possible que j’aie inventé Rosa ?

Elle et moi, ne serions-nous pas une seule et unique personne ?

Pour retrouver Kim sur les réseaux sociaux :

Sista de Kim Chi Pho – Avis lecture


Rwanda, 1994. Ghislaine a deux buts : mettre au monde un enfant qui ne montre aucun signe de vie et quitter l’Afrique. Elle profite alors du génocide pour s’enfuir et se réfugier en Belgique, un pays qui lui est étranger.
Son passé est douloureux, son présent est ponctué de galères, et son avenir est aussi sombre qu’une nuit sans lune. Pas un jour ne passe sans qu’elle ne repense à son crime épouvantable, à son secret le plus enfoui.
Son entourage trouvera-t-il le courage de lui pardonner ? Et vous, pourriez-vous comprendre son geste ?

Une histoire de résilience, d’amour et d’humanité.
Nos Littératures

Mon avis :

Chaque jour, on découvre un fait divers sordide à La Une des journaux. On juge, on condamne, et pourtant, on ignore tout.

L’histoire début par un crime atroce commis au Rwanda puis par l’enlèvement d’un enfant, les deux sont reliés à une jeune femme : Gishlaine. On pourrait la détester, on devrait la haïr. Au fil des pages, l’auteur nous livre la reconstruction de cette femme grâce à son enfant, cette petite fille qu’elle a volée, qui est devenue la sienne. Cette anti-héroïne est capable d’éprouver autant d’amour que de haine. Qu’en est-il de  nous ? Parviendrons-nous à éprouver de l’empathie pour elle ?

Un roman sanglant, violent, mais aussi un roman d’amour où les mots et les faits ne sont pas dénaturés ni enjolivés. Je tourne la dernière page, émue. Cette histoire est une magnifique leçon de vie et d’espoir.

Merci, Kim. Merci d’ouvrir le monde à nos yeux si souvent fermés aux tragédies qui se déroulent autour de nous et que nous préférons ignorer.

Jc

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