Gosselies, ma ville

Née à Gosselies, fille, petite fille et arrière petite-fille de Gosseliennes, je vous présente ma ville. On nous surnomme les Casseroles, car notre ville est associée à une émaillerie locale.

Gosselies (en wallon Gochliye) est une section de la ville belge de Charleroi située en Wallonie dans la province de Hainaut. C’était une commune à part entière et une ville avant la fusion des communes de 1977.

Gosselies est desservie par deux axes autoroutiers principaux de Belgique et européens, à savoir la E420 (Charleroi – Bruxelles) et la E42 (Mons – Liège), et accueille l’aéroport de Charleroi aussi appelé Brussels South Airport. Un des pôles technologiques principaux de l’agglomération de Charleroi, appelé logiquement Aéropôle, est situé à proximité immédiate de ce dernier.

La tour de l’ancien château de Gosselies est le seul vestige du château de la famille de Bousies, seigneurs de Gosselies de 1423 à 1534. C’est une haute construction quadrangulaire en briques, légèrement talutée, raidie de harpes d’angle et couverte d’une bâtière d’ardoises à longues croupes et coyaux. La face nord présente onze fenêtres placées en quinconce. Les bâtiments à droite de la tour sur la photo sont ceux de mon ancienne école, le lycée royal.

La famille de Bousies est issue de Claude de Bousies (vivant au xvie siècle), seigneur d’Audierbois, et d’Isabeau de Trazegnies, fille de Triolus de Trazegnies et d’Antoinette de Quarouble, dame d’Escarmaing.

Après l’indépendance de la Belgique, Philippe et Charles-Alexandre ont été membres du Congrès National de 1830-1831. Ils sont inhumés dans la crypte de la famille de Bousies dans l’église de Rouveroy.

En 1735, un rameau de la famille de Bousies se fixa en France, en Franche-Comté, sous le nom « de Bouzies » en la personne de Ferri-François-Alexandre de Bouzies. Cette branche française s’allia aux familles de Saunier de Villerschemin, de Rosière-Sorans, de Scey-Montbéliard, elle posséda le château de Champvans (Haute-Saône), donna quatre chevaliers de la confrérie de Saint-Georges de Bourgogne et s’éteignit avec Félicité de Bouzies à la fin du xixe siècle.

La localité de Gosselies était une terre franche relevant du duché de Brabant. Il s’agissait donc d’un territoire libéré de certaines servitudes telles charges ou taxes. Au début du 12e siècle, Gosselies se résumait à un château fort et une terre indivise relevant pour partie du Brabant et de Namur. Progressivement, à l’Époque moderne, elle opta pour la nationalité brabançonne ; son statut de terre franche fut reconnu par le duc de Brabant en 1597. Sur la place, une haute tour constitue le seul vestige de l’ancien château médiéval. L’édifice fut construit de 1423 à 1534 par la famille de Bousies, seigneurs du lieu, dont les armoiries sont encore inscrites au-dessus de la porte d’entrée (croix blanche sur fond bleu). Non loin de là, au numéro 12 de la rue Junius Massau, se trouve la chapelle Notre-Dame de Grâce, bâtie dans la seconde moitié du 17e siècle et transformée en habitation au siècle suivant. Sur la façade, la porte principale est surmontée des armoiries de la famille Sainte-Aldegonde, entourées du collier de la Toison d’Or. Originaire de Saint-Omer dans le nord de la France, cette famille migre au 15e siècle dans nos régions et s’implique en politique. Deux de ses membres deviennent conseillers de Charles Quint, puis des archiducs Albert et Isabelle.

Classement comme monument le 8 décembre 1997

Personnalités :

  • Dom Ursmer Berlière (Joseph Berlière), né à Gosselies le 3 septembre 1861 et mort le 27 août 1932, à l’abbaye de Maredsous (Belgique) est un moine bénédictin, théologien et historien ecclésiastique de renom.
  • Le chanteur/auteur/compositeur Philippe Lafontaine y est né.
  • L’ingénieur belge Junius Massau, né à Gosselies le 9 avril 1852, mort à Gand le 10 février 1909.
  • Franz Michaux (Gosselies, 1912-1994), écrivain de langue française et de langue wallonne, dont les pièces de théâtre en wallon furent écrites et représentées en captivité dans les camps allemands, et considéré comme le dramaturge hennuyer en langue dialectale le plus important durant la Seconde Guerre mondiale.
  • Le coach de basketball Daniel Goethals, né le 21 octobre 1969 à Gosselies.

Et bien entendu, comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même 🤣 :

Jc Staignier, auteur belge de langue française, née en 1968 à Gosselies.

Notes et référence

1. Patrimoine monumental de Belgique, volume 20, p. 122-123

2. Blason de Gosselies : Crucial Friend

3. Wikipédia

4. Geneanet

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