Le Destin des coeurs perdus, intégrale – Chronique du blog Dans le regard de Fred

Petit message à l’attention des lecteurs : Ce retour peut contenir des spoils pour ceux qui n’auraient pas lu la saga. Néanmoins, l’originalité de cette chronique mérite largement sa place sur mon blog. Merci à Jean-Frederic pour ce retour.

Bonjour Mon Cercle Amical, je viens vous parler d’un livre (Enfin plus exactement 5 livres) d’une auteure que j’affectionne particulièrement. Une Belge dont j’ai acheté cette saga, lors de chacune de nos rencontres. Depuis la maison d’Edition à fermé ses portes et les 5 tomes ont été repris par une nouvelle Maison d’Edition en l’occurrence Les plumes de Mimi Éditions.

Bref parlons « Le destin des cœurs perdus» de l’adorable et talentueuse Jc Staignier.

Résumé :

1390 – 1447

Des plaines anglaises au Royaume de France, suivez les destins entremêlés des familles Kane et Percival. Une saga historique envoûtante où les passions rivalisent avec les mystères, les tragédies et les vengeances. Entre rires et larmes, cette fiction historique au cœur de l’époque médiévale ne vous laissera pas indifférent. Enfin disponible en intégrale.

Extraits :

« Le cor retentit pour annoncer l’arrivée des entremets principaux. Des dizaines de serveurs apportèrent sur des tables roulantes des cygnes, des paons et des hérons recouverts de leurs plumes et enluminés d’or. Un panetier découpa la travée supérieure d’un bricheton. Des moineaux s’envolèrent dans la pièce et suscitèrent les cris d’admiration de ces dames. Aussitôt, quatre fauconniers lâchèrent des aigles. Ils fondirent sur leurs proies et provoquèrent, cette fois, la satisfaction des hommes. Écœurée par ce spectacle déplaisant, Ilyana toucha à peine aux mets sur son tranchoir. Le calme revenu, tous mangèrent ces plats qui se révélaient plus un délice pour la vue que pour les papilles gustatives. »

« Ilyana sursauta en entendant la porte d’entrée grincer sur ses gonds. Emmet était de retour du village ! Elle inspira pour se donner du courage, lissa encore une fois le tissu de sa robe avec ses mains et, d’une démarche qui se voulait souple et sensuelle, elle rejoignit la cuisine. En apercevant le chevalier, elle dut s’adosser au mur. Rasé de près, les cheveux noués sur la nuque par un lien, il paraissait plus jeune, plus abordable et si beau qu’elle se retint de courir pour se blottir dans ses bras. « Tu regardes tous les hommes. Tous, sauf lui ! » avait conseillé Abigail. Elle n’accorda à Emmet qu’un coup d’œil distrait en passant à côté de lui. Il attrapa son avant-bras pour l’arrêter dans son mouvement. Elle découvrit dans sa paume une petite chaîne en or. S’étonnant à peine de sa provenance, elle porta les mains à ses joues rouges d’émotion. Emmet souleva sa longue chevelure pour accrocher la chaîne autour de son cou. Ses doigts s’attardèrent sur sa peau nue. »

« Béatrice sourit en déposant sur la table les vêtements d’Aelis lavés et séchés, un pain de savon et une bassine d’eau. La jeune fille la remercia d’un signe de tête. Après sa toilette, elle s’enveloppa dans son mantel au col de fourrure. D’un pas assuré, elle gagna le pont en remarquant à peine le roulis du voilier. Grâce à ses traversées en mer avec son père et les pêcheurs du hameau de Sea Houses, elle pouvait se vanter de posséder le pied marin. Certains matelots lui jetèrent un regard admiratif, d’autres plus craintifs. Elle n’ignorait pas que ces hommes superstitieux pensaient que toute femme à bord attirait malheurs et tempêtes. S’ils acceptaient parfois la présence de passagères, ils évitaient toutefois de leur adresser la parole. »

Je plonge dans ma lecture avec pas moins de 2539 pages à lire en format numérique…

Tome 1 « Les Damoiselles de Castel Dark »

Dans le premier chapitre, nous sommes immergés dans une scène familiale. Une fillette de 10 ans venue réveiller ses parents.

Je note, pour avoir vécu situations similaires, quelques traits communs avec Clayton le père de famille au réveil. 

Plus loin, j’adore un passage et je ris en imaginant la scène :

« Ilyana adorait sa sœur, même si la benjamine ne manquait jamais l’occasion d’ennuyer ses aînées en glissant des grenouilles ou des insectes entre leurs draps. » 

Durant un chapitre l’on fait mieux connaissance avec Anton, et là encore je dois avouer que j’ai, enfin dans le passé j’avais quelques points communs avec lui, évidemment je ne vais pas en dire plus pour ne rien spoiler de l’histoire, mais celles et ceux qui me connaissent comprendront très vite de quoi je parle en lisant l’intégrale Le Destin des cœurs perdus.

Après avoir découvert toute la famille Percival à Castel Dark, nous entamons le grand voyage jusqu’à Hill House lieu de vie de la maison Templeton. 

Et l’auteure, avec sa plume nous rend accro d’en savoir plus, en glissant une phrase qui donne clairement l’envie de continuer notre lecture… Je cite Jc :

« Les trois sœurs ignoraient encore que le destin venait de tracer le chemin tragique de leur avenir. »

En arrivant là bas, tandis qu’Ilyana joue au chat et à la souris en soufflant le chaud et le froid avec Emmet Kane, Mary plus docile que Jane est choisie par Arthur de Templeton.

Pendant ce temps là à Castel Dark, après la mort de Clayton de Percival, c’est au tour d’Anton de mourir dans d’atroces souffrances. Comment va réagir la famille Percival ?

JC nous emporte dans l’histoire d’une famille en plongeant son lectorat d’une bien belle manière. Elle mélange l’humour et le tragique avec des mots toujours bien choisis. Cette œuvre est grandement bien écrite.

Il y a une phrase qui m’a fait rire, je trouve la formule tellement poétique que j’avais l’envie de citer l’auteure :

« — Cesse de sourire sottement ! Ne remarques-tu pas que tu affriandes une horde de paysans en rut ? »

Note à l’auteure : je n’en suis qu’au début de cette histoire MAIS je suis pris d’affection pour Aelis. J’avoue apprécier son courage et sa détermination. Ceci étant dit Ilyana est adorable à tenir tête à Emmet, même si l’un et l’autre s’aiment éperdument. Cette histoire entre eux me fait assez rire.

L’histoire du couple venu en France pour soigner les relations Franco-anglaises ou l’histoire de l’une des sœurs Percival est passionnantes à suivre même si j’ai une nette préférence à cet instant de ma lecture pour l’histoire d’Ilyana.

Malheureusement, Castel Dark devient avec Arthur la triste scène d’un drame qui me fait détester l’auteure. C’est alors que j’en arrive au tome 2 « La Rebelle de Castel Dark » avec tant de questions en suspens !

Aelis, seule survivante de la famille Percival ( avec les enfants), doit apprendre à vivre en société. Sa sœur Jane avec son mari, venue vivre en France l’accueille chez elle. 

Pour notre protagoniste Aelis, malgré l’amour, sa seule obsession c’est de se venger du drame de Castel Dark. 

En France, son caractère et ses convictions s’affirment tout autant. Elle veut garder ses valeurs face à la cour de France, au grand regret de sa sœur et du mari de celle ci.

L’auteure sait nous retenir dans notre lecture. Elle réussit à laisser planer un mystère qui donne envie d’en savoir toujours plus. Pour confirmer mes propos voici un court extrait qui le démontre :

« Aelis serra la proposition de vente contre sa poitrine. Elle pensait que l’espoir venait de trouver le chemin de son cœur, mais n’avait pas encore compris que les ténèbres se refermeraient bientôt sur elle. » 

Notre protagoniste Aelis surnommée la rebelle de Castel Dark MAIS l’on pourrait y rajouter aussi facilement l’adjectif « machiavélique » en lisant le plan qu’elle désire mettre à exécution pour venger sa famille.

Petite citation qui, je dois l’avouer m’a bien fait rire, je cite l’auteure:

« – Mon ange, n’écoute pas ta mère qui a la vulve aussi étroite que ses idées! »

Pour Aelis, la vie devient si « facile » avec son véritable amour Brett, sa fille et son fils jusqu’à ce qu’un drame vienne encore obscurcir sa vie. Va-t-elle trouver une nouvelle fois la force, le courage et la détermination de se relever? Me voilà encore impatient de lire la suite pour la réponse à cette question. D’ailleurs je vous invite à lire « Le destin des cœurs perdus » mon lectorat, vous allez clairement adorer votre lecture autant que je l’adore j’en suis convaincu.

C’est ainsi que j’en arrive au tome 3 « Les Héritiers de Castel Dark ». 

Une reine des plus machiavéliques qui s’acharnent à séparer les gens qui s’aiment. Ce début de tome 3 révèle des sentiments comme la haine, l’amour ou encore la méchanceté.

William, isolé en Ecosse, la reine peut continuer ses manigances mais jusqu’où va-t-elle aller?

Aidé par la fille du chef de clan écossais en échange de faveurs intimes, il réussit à regagner l’Angleterre chez son grand père mais notre protagoniste « William » ne se doute pas que l’égoïsme de son grand père ainsi que celui de Kennocha l’empêcheront de rentrer en France pour Lali. Pour confirmer mes propos voici un extrait clairement explicite, je cite l’auteure : 

« Le destin s’acharnait de façon tenace sur l’existence de William. Tiraillé entre son désir de rejoindre Lali et celui de veiller sur son grand-père, il hésitait à prendre sa décision. Dès qu’il sut parler, ce dernier le supplia encore de ne pas briser le bonheur d’Eulalie. Le cœur lourd, son petit-fils lui promit de séjourner au manoir jusqu’à sa guérison complète.

La semaine suivante, William retrouva Kennocha évanouie au bas de l’escalier. Lorsqu’elle reprit conscience, elle lui relata qu’elle avait fait une mauvaise chute. William resta à son chevet plusieurs jours et nuits. Même s’il n’éprouvait aucun amour pour elle, il ne pouvait oublier qu’elle l’avait aidé dans les moments les plus difficiles. Par chance, ou malchance, elle n’avait pas perdu l’enfant. Comment aurait-il pu se douter qu’elle avait ourdi une fausse chute afin de le convaincre de demeurer en Angleterre ? Comment aurait-il pu croire que son grand-père lui mentait juste pour éviter la solitude ? Comment aurait-il pu seulement imaginer que ces deux personnes qui prétendaient l’aimer œuvraient pourtant ensemble pour le séparer de Lali à tout jamais ? ».

Après moult péripéties, William et Lalie se retrouvent enfin, certes la vie n’a pas été un long fleuve tranquille MAIS ils se sont retrouvés et vivent heureux ensemble…

J’en arrive au tome 4 : « La soeur maudite »…

Dans ce tome je suppose que Jc va nous faire suivre Liseron la fille de William avec l’écossaise.  

Notre protagoniste va subir les pires choses dans le couvent avant d’enfin tenir sa vengeance auprès de Soeur Agnès sa tortionnaire jusqu’à réussir à s’évader.

Entre temps, un nouveau drame surgit puis l’amour frappe à la porte de Clayton, malheureusement il doute MAIS se laisse aller, je dois avouer qu’une citation de l’auteure m’a rappelé certains moments de ma vie, je la cite une nouvelle fois :

« Tendre la main vers la flamme au risque de s’y brûler, recommencer les mêmes erreurs au risque de se fourvoyer, céder à l’appétence au risque de le regretter ».

Je veux aussi retranscrire une magnifique déclaration d’amour, citant encore une fois JC:

« Il mourait d’envie de lui répondre que son cœur ne battait qu’en sa présence, que son absence le privait de son air, que sa voix lui semblait la plus belle des mélodies, mais il ressemblait énormément à son père sur ce point : les mots d’amour les plus simples lui paraissaient les plus précieux. »

C’est ainsi que j’en arrive au tome 5: « La malédiction de Castel Dark »

Toute la famille se retrouve au domaine à Castel Dark appartenant aujourd’hui à Aude et Florimont, où tout a commencé pour les Percival et les Kane.

Une note à l’auteure : si je devais être en convalescence d’une blessure, hors de questions que je me fasse soigner par : Madame Bärlocher …

Plus tard dans ce dernier tome, nous apprenons enfin la vérité (ou pas) sur Eryne par Aelis juste avant la mort de sa sœur Jane.

Et c’est ainsi que j’en arrive à la fin de ces cinq tomes avec mon regard qui se dirige vers le ciel pour apercevoir cette fameuse étoile qui brille plus que les autres… Apercevrais-je ce court message ???

Avant de conclure ce retour je vais dès maintenant me plonger dans les deux chapitres disons bonus que Jc nous offre…

Avouons-le, j’ai adoré les deux dont je me doutais de la chute… Tu es talentueuse Jc sincèrement.

Pour conclure, Cette histoire passionnante et prenante, écrite d’une main de maître par la talentueuse JC Staignier. Les mots choisis sont un attrait en plus étant donné qu’ils sont anciens et l’auteure nous donne la définition de certains en fin de livre. Le récit raconté régulièrement au passé et à la troisième personne n’est aucunement lourd comme ça peut-être souvent le cas. Je ne regrette nullement ma lecture et vous conseille vivement cette intégrale : « Le destin des cœurs perdus ».

D’ailleurs à dire toute la vérité rien que la vérité monsieur le juge (sourires), je pensais que 5 tomes d’une romance historique finirait pas tourner en rond. Je pensais m’essouffler dans ma lecture et pourtant aucunement, je reste étonné d’y avoir pris tellement de plaisir…  

Alors qui l’a lu ou à l’intention de lire ? Dites Moi tout…

Jean Frederic

Pour retrouver l’article original et le blog de Jean-Frederic, c’est ici

Source gif Pinterest

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