Extraits Les Damoiselles de Castel Dark

Choisir un extrait de son roman est une tâche extrêmement compliquée pour un auteur.

En effet, quelques phrases extraites de leur contexte peuvent parfois sembler banales aux lecteurs alors que dans un chapitre, elles prennent tout leur sens.

Voici quelques extraits du roman Les Damoiselles de Castel Dark. Qu’en pensez-vous ? Ces extraits vous donnent-ils envie de découvrir le roman ?

Attention, publier des extraits est également un risque de vous spoiler l’histoire ou une partie de l’intrigue.

Extrait numéro 1 :

Aelis cligna des cils, un signe distinct de son exubérance. Les mots glissèrent sur sa langue avec une telle dextérité qu’elle ne songea point aux éventuelles remontrances.

— En voilà un que les filles doivent rêver de trouver sous leurs jupes.

Le silence s’abattit autour de la table. Un sourire discret apparut sur les lèvres de William et de Clayton pendant que les sœurs aînées attendaient, les yeux fixés vers le plafond, l’éclat de colère de leur mère. Avec toute la dignité possible, Alix se redressa. Le lobe de l’oreille d’Aelis en souffrit en premier.

— Tu vas me lire à voix haute un passage de la Bible et j’espère que cette punition t’apprendra à tenir ta langue. Si j’entends encore une fois de telles sornettes sortir de ta bouche, j’envisagerai une correction plus sévère.

— Je propose de l’obliger à lécher le tronc d’un arbre jusqu’au moment où son organe si virulent sera usé, ironisa Anton.

— Ah ! seul un chêne millénaire parviendrait à émousser cette langue coriace, constata Alix.

Extrait numéro 2

Dérangées par un bruit en provenance de la porte, les quatre bavardes sursautèrent. Précédée d’une odeur nauséabonde, Aelis pénétra dans la chambre.

— Victoire ! J’ai botté les fesses du fils de la cuisinière !

— Et qu’a-t-il donc fait pour vous déplaire ? se renseigna dame Marguerite.

— Il a osé me traiter de vipère.

— Quel courageux garçon !

Horrifiée par la tenue négligée de sa sœur, Jane baissa les paupières. Son odorat se substitua à sa vue afin de permettre à son cerveau d’analyser la puanteur de la pièce. Les images des chevaux, des cochons et de l’étable défilèrent dans son esprit. Elle ouvrit les yeux.

— Mon Dieu, tu es couverte de fumier !

— Moi, je n’en ai pas mangé. George, oui !

Grâce à Dieu, son appui sur la table empêcha la gouvernante de chanceler. Cette petite mettait encore sa patience à rude épreuve.

Extrait numéro 3

— Comment faire pour qu’un homme s’intéresse à moi ?

Abigail la regarda avec stupéfaction, se demandant si elle cherchait les compliments ou si vraiment elle ne se rendait pas compte de son pouvoir de séduction.

— Je ne connais pas un villageois qui ne rêve pas de toi !

— Celui que j’aime ne veut pas de moi.

— Quel idiot ! Qui est-ce ? Un habitant du village ?

— Non, un homme que j’ai rencontré à Londres. Il dit que je suis trop innocente.

— Dans ce cas, tu dois le rendre jaloux.

— De quelle manière ?

— Pour commencer, tu dois te montrer entreprenante avec les autres.

— Entreprenante ?

— Tu souris et tu secoues la tête en rejetant ta chevelure vers l’arrière. Puis, tu roules des hanches, jusqu’à leur en décrocher la mâchoire. Et tu n’oublies pas, tu braques les yeux sur tous les hommes, tous, sauf lui.

— Parviendrai-je ainsi à attiser sa jalousie ?

— Ça réussit à tous les coups ! Le mâle dominant ne tolère jamais de passer inaperçu aux yeux de sa belle. Ainsi, tu le tiens par ses bijoux de famille.

— Ses bijoux de famille ?

— Ben oui, Ilyana, tu sais…

— Non.

— Ce n’est pas grave, tu le tiens, quoi !

Extrait numéro 4

Son voisin la fixa avec animosité avant de reporter son attention sur Ilyana. Elle continuait à rire et à danser comme s’il n’existait pas et cette constatation l’irrita et le peina tout à la fois. Il contempla ses cheveux humides qui frisottaient autour de son front, la rendant encore plus désirable à ses yeux. Dieu qu’elle est belle, tous les hommes sont fous d’elle ! Je suis fou d’elle ! La vérité le frappa de plein fouet. Lui, le chevalier sans peur qui s’était juré de ne plus jamais aimer était tombé amoureux fou.

Ilyana aperçut le changement sur son visage, son air fiévreux. Elle s’immobilisa, tremblante et frissonnante au milieu des autres danseurs. Leurs regards se croisèrent pour figer le bruit et le temps. Celui d’Ilyana s’emplit d’incertitude, celui d’Emmet balaya ses doutes. Elle s’avança vers lui, il se redressa. Soudain, un villageois entraîna la jeune fille dans la foule et il la perdit de vue. Dépité, il se laissa choir sur le banc. Un sourire béat sur les lèvres, John vint s’asseoir à ses côtés.

— Emmet, je ne sais pas par quoi commencer…

Le visage du chevalier s’assombrit encore d’un pouce. Comme s’il craignait de s’envoler ou de recevoir un coup, le fils du bûcheron agrippa ses maigres doigts sur la table. Malgré sa physionomie ingrate, le brave garçon voulait tenter sa chance avec Ilyana. Après tout, ce n’était point sa faute si ses parents avaient distribué à Charles la joliesse, l’esprit et le courage. Il lui restait la hardiesse et il en usa.

Extrait numéro 5

Dès son arrivée au travail, Emmet saisit sa hache tout en marmonnant un bref bonjour à Charles. Ce dernier songea que s’il continuait à abattre les arbres avec un tel acharnement, la forêt serait vierge avant la fin de l’après-midi. Son air maussade ne l’empêcha pas de tenter une approche. Emmet le fixa avec une certaine agitation.

— De quelle manière as-tu demandé Abigail en mariage ?

— Je lui ai dit : Abigail, ça te plairait que l’on se marie.

— Sans plus d’égard ?

— Tu voulais que je lui dise comment…

— Lui as-tu déclamé un poème ?

— Je ne suis pas poète.

— T’es-tu agenouillé devant elle ?

— Je ne m’agenouille que devant l’autel.

— As-tu eu des papillons dans les yeux en formulant ta question ?

— Non, c’était en hiver, il n’y avait pas de papillons.

— Et qu’a-t-elle répondu ?

— Oui.

— Penses-tu que les paysannes soient plus faciles à contenter que les nobles ?

— Bof ! Tu sais les femmes sont moins dociles que les animaux ; un âne est moins têtu et une vache rumine moins !

Source image de couverture : Jc Staignier

Source photo chevalier : Série Merlin

Source photo Aelis : Raffey Cassidy (Snow white and the huntsman)

Source photo : jeunes filles qui dansent : Karen Gillan par Nicole Nodland pour ES Magazine Septembre 2011

Source photo Ilyana : Mystery of univers. Photo de Larry Rostant

J’ai toujours aimé faire des images. J’avais l’habitude de le faire avec un pinceau – maintenant c’est avec un appareil photo. Auparavant, c’était moi-même – maintenant, c’est souvent en équipe. A grandi dans les Caraïbes – lumineux et coloré. Déménagé au Royaume-Uni – un peu gris et souvent sombre… résume en quelque sorte mon travail. Je suis allé à l’université pour étudier le design graphique – je suis devenu illustrateur à la place, plus tard photographe, mais il y a encore un peu d’illustration là-dedans. Je suis plus heureux lorsque je travaille avec des gens – devant et derrière l’objectif.

Source photo : jeune fille et chevalier, photo de Aleta Rafton

J’ai travaillé pour tous les grands éditeurs aux États-Unis et au Canada et j’ai créé des couvertures de livres et des publicités pour des entreprises en Europe, en Chine et des auteurs auto-édités. J’aime vraiment ce que je fais et j’étudie continuellement pour améliorer mes compétences. J’aime travailler dans de nombreux genres différents, de la romance à la science-fiction en passant par les jeunes adultes. Parfois j’utilise un logiciel 3D.

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