Extraits La Rebelle de Castel Dark

Un extrait doit être choisi pour susciter l’attention du lecteur, mais il doit également provoquer une certaine émotion en un court la laps de temps : colère, bien-être, curiosité, joie, rires ou pleurs.

Si le lecteur éprouve ces sentiments, l’auteur peut se vanter d’avoir bien choisi ses extraits.

Voici quelques extraits du roman La Rebelle de Castel Dark. Qu’en pensez-vous ? Suscitent-ils votre curiosité ?

Attention, publier des extraits est également un risque de vous spoiler l’histoire ou une partie de l’intrigue.

Extrait numéro 1 :

— Idiot ! Tu t’es accroché à elle comme une puce sur une chienne et…

— Vous vouliez dire sur un chien ?

— J’ai dit ! Vous, les hommes, vous flairez les culs au lieu de tenter de comprendre les femmes.

Extrait numéro 2 :

Au-dessus de lui, il aperçut une femme rousse tournoyer dans les airs dans un grondement assourdissant. Recroquevillé contre le mur, les membres tremblants, le corps en sueur, il bredouilla en protégeant son visage de ses bras :

— Je vous en supplie… laissez-moi la vie sauve !

En vain. L’irascible Arthur de Templeton n’était plus qu’une loque ayant égaré toute son arrogance. À son tour de vivre la terreur et la violence infligée aux autres ! Dans une ultime tentative pour faire disparaître cette épouvantable vision, il ferma les yeux, croyant naïvement lui échapper ainsi. Peine perdue ! Sous ses paupières, les images qui se bousculaient étaient tout aussi menaçantes : un loup montra ses crocs acérés ; les babines retroussées, il fixait Arthur de ses pupilles noires et cruelles, comme celles d’Emmet Kane lorsqu’il avait découvert Ilyana égorgée. Des serpents grimpèrent sur son corps, s’introduisirent sous ses vêtements. Arthur commença à se tortiller en tous sens pour s’en débarrasser. Ses yeux s’embuèrent, ses membres s’agitèrent, il frappa ses bras, ses jambes et sa poitrine en espérant les faire fuir. Il pleurait, réclamait Aelis.

— Regarde-moi ! intima le spectre. L’heure de payer pour tes crimes est arrivée.

Son souffle dégageait une odeur pestilentielle venue d’outre-tombe. La femme rousse rejeta sa magnifique chevelure vers l’arrière ; il discerna avec horreur sa figure : jamais il n’en avait contemplé de plus hideuse ! Une langue fourchue se faufila hors de sa bouche, se promena sur son visage. À l’intérieur de sa poitrine, son cœur battait à tout rompre. Ce contact le dégoûtait, mais, paralysé par la peur, il était incapable de réagir. La mort lui semblait préférable à cette folie vers laquelle il glissait inexorablement. Entre deux halètements, il parvint à la supplier de mettre fin à sa souffrance :

— Tuez-moi ! Tuez-moi !

— Seulement quand je l’aurai décidé, âme damnée !

Elle continua de lécher la peau d’Arthur, laissant des traînées de feu sur cette chair rougie et douloureuse. À chaque effleurement, il hurlait, il avait l’impression de se consumer de l’intérieur. Dans un ultime sursaut de lucidité, il cria à l’adresse de Brett :

— Pitié, sauvez-moi ou achevez-moi !

Extrait numéro 3

Isabella et ses filles poussèrent un cri de frayeur avant de sauter du lit pour se rhabiller. Elles déconcertèrent Clayton en se signant.

— Ce Cosme de Médicis n’est point commode, remarqua donna Isabella. S’il ne vous tue pas, il vous tranchera soit la langue, soit le sexe.

— S’il me laisse le choix, je préfère devenir muet !

Source photo image de présentation : mood board de Jc Staignier, dessin de Lucille Rybacki

Source photo serpent et dragon : Catalin Lartist, visitez son profil

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