Extraits Les Héritiers de Castel Dark

Les extraits incitent-ils les lecteurs à acheter un roman ? Je pense que oui, mais il faut faire attention à bien le choisir. En une seule phrase, ils peuvent accrocher ou décrocher l’attention du lecteur.

Voici quelques extraits du roman Les Héritiers de Castel Dark. Qu’en pensez-vous ? Ces extraits vous donnent-ils envie de découvrir le roman ?

Extrait numéro 1 :

Elle écouta le récit de John parsemé d’une part de vérité, mais aussi de propos tout à fait incongrus. Sans aucun doute, il avait manqué une vocation de ménestrel. Elle écarquilla les yeux lorsqu’il lui confia qu’Emmet avait un jour terrassé un dragon qui menaçait le village.

— Il l’a regardé droit dans les yeux et le monstre en a perdu son souffle !

Isolde prêtait une oreille attentive aux histoires de cet homme quelque peu singulier, mais tellement amusant. Quant à Liseron, elle buvait son bol de lait et ne semblait pas s’intéresser à la conversation.

— … et comme je pensais que votre mère était sa sœur, je lui avais proposé de m’épouser. Emmet m’a provoqué en duel. J’ai eu pitié, je lui ai laissé la vie.

— Voulez-vous dire qu’il a culbuté un dragon, mais qu’il a perdu un duel contre un petit homme comme vous ? questionna Isolde en fronçant les sourcils.

Abasourdi de l’effronterie de cette fillette, John bafouilla.

— Je… j’ai rétréci avec les années. Dans ma jeunesse, j’étais un géant.

— Dans quelques années, vous aurez la taille d’un pois ! se gaussa Isolde.

Extrait numéro 2 :

La baronne ramassa ses vêtements et quitta la pièce en adressant un sourire moqueur à la jeune fille. Isolde courut vers le lit pour s’allonger à côté de Clayton. Elle posa la tête sur sa poitrine nue, mais aussitôt, il la repoussa d’un geste quelque peu brutal.

— Isolde, tu dois comprendre que tu ne peux plus venir me rejoindre dans ma chambre !

— Pour quelle raison ?

— Tu deviens trop âgée pour te permettre ce genre de comportement.

— Ne m’avez-vous pas dit que vous me consoleriez toujours de mes chagrins ?

— Tu n’étais encore qu’une enfant lorsque je t’ai fait cette promesse !

— Vous mettez donc une limite d’âge pour réconforter les personnes que vous aimez ?

— Oui, du moins les femmes.

— Oh, je vois. Donc, vous me considérez comme une femme. Et que faites-vous aux femmes lorsque vous ne les consolez plus ?

— Oserais-tu te moquer de moi ?

— Pas du tout. J’aimerais simplement que vous me disiez pourquoi ma présence vous dérange à ce point.

— Pourquoi ta présence me dérange-t-elle ? Tiens-tu absolument à le savoir ?

— Oui, j’y tiens.

Les yeux bleus le fixaient avec innocence, bien qu’il y décelât comme une lueur malicieuse. La témérité d’Isolde l’avait toujours fait rire, mais il la trouvait beaucoup moins amusante en cet instant.

— En premier, tu m’as interrompu dans ma… ma… avec…

— Dans votre conversation avec votre amie.

— Exactement !

— Parfait ! Reprenons cette conversation là où vous l’aviez laissée !

Isolde s’agenouilla sur le lit pour agripper ses mains autour de sa nuque. Ce simple attouchement lui fit l’effet d’une morsure de serpent. Il les dénoua aussitôt pour bondir hors du lit. Le drap tomba à ses pieds. Plus embarrassé qu’Isolde par sa nudité, il s’en enveloppa comme pour se protéger d’elle.

Source photo dragon : Kes Sinanan de Pixabay 

Images du moodboard : Pixabay

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