Extraits La Malédiction de Castel Dark

Et si cette fin n’était que le commencement ?

Voici quelques extraits du roman La Malédiction de Castel Dark. Qu’en pensez-vous ? Ces extraits vous donnent-ils envie de découvrir le roman ?

Attention, publier des extraits est également un risque de vous spoiler l’histoire ou une partie de l’intrigue.

Extrait numéro 1 :

La brave dame accepta cette mission avec résignation. Elle avait entendu parler du seigneur Kane par les servantes, un bellâtre qui séduisait toutes les femmes avec la seule force de son sourire. Autant dire qu’elle ne comptait pas se laisser amadouer par un tel homme. Elle frappa vigoureusement contre la porte jusqu’à ce que sir Clayton lui intimât d’entrer. Le coup d’œil jeté vers lui n’était point engageant. Autant qu’il comprenne qu’il n’avait pas affaire à une jouvencelle en manque de mâles virils.

— Sir Clayton, je suis affectée à votre toilette et à vos soins jusqu’à votre guérison. Je suis madame Bärlocher et je tiens à ce que vous m’appeliez par mon nom afin d’éviter toute relation trop intime entre nous. Je me dispenserai de vous jeter mon titre de baronne à la figure, car je n’ai nul besoin de vous impressionner, mais vous appréhenderez ainsi que je ne suis pas à vos ordres.

Il contempla avec un mélange de stupeur et d’amusement cette femme imposante. Elle le dépassait d’une bonne tête et son poids avoisinait celui d’un chevalier équipé de son armure.

— Êtes-vous bavaroise ? s’informa Clayton qui pensait reconnaître cet accent.

— Exactement. Je suis née en Bavière, mais j’ai vécu aussi en France et je compte terminer mes vieux jours en Angleterre.

— Madame Bärlocher, je me sens dans l’obligation de refuser vos services. Voyez-vous, ma première épouse était bavaroise et nous n’avions aucune affinité.

— Sir Clayton, votre seconde femme m’a demandé de m’occuper de vous, ce qui ne m’a guère réjouie, je vous l’avoue. Si toutes les servantes de ce château se pâment devant votre sourire de séducteur et votre regard enjôleur, sachez que vos atouts me laissent indifférente !

— Quel dommage ! Je m’imaginais déjà vivre avec vous une brûlante histoire d’amour.

Madame Bärlocher se dirigea vers la bassine, plongea le linge dans l’eau à présent froide et s’avança vers Clayton d’un pas décidé. Elle le savonna avec vigueur en insistant sur un certain endroit de son anatomie. Grimaçant, il n’osa pas la contrarier tant que son sexe se trouvait à sa merci.

— Voyez-vous, sir Clayton, j’ai servi pendant plus de vingt ans la maison de Metternich. À quinze ans, leur fils aîné est devenu mon amant. Il était capable de me faire l’amour sur son cheval tout en embrochant des ennemis pendant notre course folle. Vous pensez bien qu’en comparaison, tout homme me semble indigne de mon attention.

— Vraiment ? Sur son cheval ? Votre conversation commence à m’intéresser.

— Retournez-vous, que je lave vos fesses que j’imagine bien molles !

Clayton soupira de dépit. Ce dragon femelle n’hésiterait pas à l’achever s’il ne se pliait pas à ses ordres.

Extrait numéro 2 :

Arnaud déposa le bol sur le sol avant d’attraper le bras d’Auréa pour la faire basculer sur le lit. Pour qu’elle cesse de parler d’Hortense, il baisa son cou, mais avec moins d’ardeur qu’il ne l’aurait souhaité. La jeune femme le repoussa avec colère.

— Ah, non ! Je refuse que vous vous serviez de moi pour vous venger d’elle !

— Je déteste Hortense ! Je la déteste !

Lorsqu’elle remarqua son air boudeur, Auréa faillit changer d’avis. Dieu que cet homme était beau ! Beau, mais amoureux d’une autre.

— Monsieur le comte, vous mentez. Je sais que vous aimez votre épouse.

— Comment pourrais-je tolérer sa faute ?

— Un homme découchera juste pour les plaisirs de la chair. Une femme… eh bien, si une femme prend un amant, c’est que son mari la délaisse !

— La délaisser ? Je lui ai toujours été fidèle !

— Monsieur le comte, il existe bien d’autres manières d’abandonner une épouse.

— Cette nuit, ai-je raconté autre chose ?

— Oui, vous avez parlé de mon frère et je dois dire que je n’ai pas compris pourquoi vous lui en vouliez à ce point. Vous avez menacé de l’écarteler, de lui arracher ses dents une par une et, oh ! aussi, de le traîner derrière votre cheval mené au grand galop. Bernard n’est-il pas un bon régisseur ?

— Ne joue pas les ignorantes ! Ton frère est l’amant de ma femme !

Extrait numéro 3 :

Ombeline soupira en regardant son reflet dans le petit miroir. D’ici peu, Edwin gagnerait la France. Elle ne l’avait plus revu depuis le jour où il s’était battu en duel. Elle savait qu’il avait passé la semaine dans les appartements de la comtesse de Surrey. Jeanne lui avait confié que lors de la réception de l’avant-veille, il avait bu plus que de raison. Chagrinée à l’idée de croiser Edwin en compagnie de sa maîtresse, Ombeline avait préféré ne pas se rendre à cette fête.

Elle se dirigea vers l’Upper Ward, la partie haute du château, pour assister au départ de l’armée. Elle dut jouer des coudes pour rejoindre Humphrey de Lancastre et apercevoir les soldats. Du regard, elle chercha Edwin. Lui aussi scrutait la foule, le visage ombrageux, car il se doutait qu’à cause de sa conduite, sa femme ne viendrait pas lui dire au revoir. Et pourtant, elle se trouvait là. Elle ne le quittait pas des yeux et sans rancœur, sans rancune, elle lui adressa même un sourire. Edwin s’avança vers celle qui lui offrait son pardon. Un grand murmure s’éleva de la foule des courtisans lorsqu’ils comprirent ses intentions. En entendant leurs rires, les mains de Robert se crispèrent de rage. Jamais un Lancastre ne s’était humilié de cette façon pour une femme. Il s’interposa entre son fils et sa bru.

— Edwin, que faites-vous ? Tout le monde vous regarde ! Tenez-vous à vous couvrir de ridicule ?

— Le ridicule ne tue pas, père, la guerre, oui.

— Rejoignez vos hommes, c’est un ordre !

— Écartez-vous de mon chemin ou bien vous pourriez le regretter.

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