Extraits Romancez-moi

L’autodérision permet de rire d’une personne sans la vexer.

Voici quelques extraits du roman Romancez-moi. Qu’en pensez-vous ? Ces extraits vous donnent-ils envie de découvrir le roman ?

Attention, publier des extraits est également un risque de vous spoiler l’histoire ou une partie de l’intrigue.

Extrait numéro 1 :

Sur les mêmes sites de lingerie, j’ai aussi la possibilité de commander le body amincissant. Cependant, je me trouve devant un problème de taille. La dame sur la photo, elle est plate. Moi, ils vont aller où mes bourrelets lorsque je vais porter ce truc ? Mystère…

La curiosité se révélant l’un de mes plus grands défauts, je le commande. Une semaine plus tard, délestée de deux cent vingt-huit euros, je reçois le fameux body. Je sue et me débats. Enfin, je réussis à l’enfiler. Je me lève pour me contempler dans le miroir. Ma taille semble plus fine. Ils sont passés où les capitons ? Je redresse la tête. Horrifiée, je découvre que mon menton a triplé de volume. J’obtiens la réponse à ma question.

Extrait numéro 2 :

Le milliardaire. Avec un peu moins de chance, il sera seulement millionnaire. Grand et élancé, ce séducteur porte un costume trois-pièces qui permet tout de même d’imaginer le corps de rêve qui se dissimule dessous. Les femmes adorent essayer de nouvelles tenues, lui, il adore essayer de nouvelles femmes. À son bras et dans son lit défilent la bimbo, la femme fatale, la nymphomane, la milliardaire. Et pourtant, il tombe amoureux de qui ? Ouiiiiii ! D’elle, la fille la plus simple de la planète. Secrétaire timide, pucelle effarouchée, assistante sociale altruiste, elle ressemble à la plupart d’entre nous.

Pendant plusieurs années, l’héroïne a considéré le BDSM comme une pratique bizarre et cinquante nuances plus tard, elle découvre que, après tout, seules les imbéciles ne changent pas d’avis. Notre héros adore l’humilier, la soumettre, l’exhiber, mais elle supporte tout. Elle l’aime et elle compte bien le transformer en carpette de lit.

Je peux comprendre son abdication envers ce mâle. Qu’il me signe un chèque d’un million de dollars et je l’autorise aussi à me menotter au montant du lit !

Extrait numéro 3 :

L’auteur féminin, l’auteure, l’autrice, l’écrivaine ou romancière, rencontre déjà son tout premier problème en choisissant la manière dont elle va se définir. Ainsi, certains crachent sur le mot autrice alors que celui d’actrice ne leur pose aucun souci. Les féministes refusent catégoriquement d’être un auteur, le mot écrivaine paraît péteux et le mot auteure semble critiqué également. Je me demande si je ne vais pas me définir comme gratte-papier pour simplifier la polémique. Une seconde complication surgit aussitôt. Je lis sur certains forums que le gratin des écrivains considère les auteurs de romance comme persona non grata, le bas de gamme de la littérature. Personnellement, cette étiquette ne me vexe pas puisque je n’écris pas dans le but de recevoir le prix Goncourt.

Extrait numéro 4 :

Version new romance : Une sirène en piscine.

Allongée sur mon transat, j’améliore mon bronzage. Presley revient avec deux verres de champagne que nous dégustons en nous regardant dans les yeux. Quand je me redresse pour profiter un peu de la piscine, mon peignoir en soie glisse de mes épaules et découvre mon mini bikini blanc. Je sais déjà que tous les regards masculins détaillent mon corps parfait. Je monte l’échelle du plongeoir sans même reprendre mon souffle et plonge aussitôt pour fendre l’eau calme et tranquille. D’une brasse gracieuse et aérienne, je reviens pour m’asseoir au bord de la piscine tout en secouant ma longue chevelure mouillée vers l’arrière ; mes yeux brillent d’un éclat incomparable, une véritable sirène. Le serveur du bar se précipite vers moi pour m’apporter un mojito alors que je n’ai rien commandé. Les feuilles de menthe flottent délicatement à la surface de mon verre, le rhum me monte à la tête et je me sens d’humeur coquine. Presley nage à ma rencontre dans un crawl dynamique. Il m’emmène au restaurant de la piscine qui propose sushis et fruits de mer à volonté. Voilà comment se faire plaisir sans prendre un gramme.

Version old romance : Le thon ne se décline pas qu’en boîte.

Comme chaque matin depuis notre arrivée, tous les transats sont pris dès six heures du matin… par les serviettes de touristes qui ne se lèveront pas avant midi. Allongée sur ma serviette de bain, je couvre ma peau de produit solaire indice 50. Romain revient avec deux bières, il glisse sur le sol mouillé et renverse l’une des deux sur moi. Je le foudroie du regard. Devant son air désolé, je marmonne que ce n’est pas grave et que je vais aller me rincer dans la piscine. J’ai choisi un maillot qui met en valeur ma poitrine en espérant que tous les regards masculins seront braqués dessus et pas ailleurs. Je monte l’échelle du plongeoir en soufflant comme une baleine. Quand ces maudits hôteliers penseront-ils à installer un ascenseur de piscine ? Je m’apprête à plonger. Ah, non ! Si je saute maintenant, je tue dix petits baigneurs d’un seul coup.

— Oh ! Vous pouvez vous pousser un peu ?

Je ne sais pas s’ils sont dans l’attente de mon plongeon, mais ils se reculent tous comme un seul homme. J’entends même des mères affolées ordonner à leurs enfants de sortir de l’eau. Je plonge. J’évite le plat de peu… Le souffle coupé, je reviens péniblement m’asseoir au bord de la piscine. En me redressant, mes mèches mouillées pendouillent lamentablement devant mon visage, mes yeux sont rougis par le chlore. Un véritable thon échappé de sa boîte. Je me dirige vers le bar et fais la queue pendant vingt minutes pour commander un mojito. Les feuilles de menthe collent aux glaçons, le froid m’engourdit le cerveau et je me sens d’humeur maussade. Romain nage vers moi dans une brasse paresseuse, je crois que s’il s’arrête, il coule. Nous décidons de nous rendre au restaurant de la piscine qui propose pizzas et hamburgers.

— Combien de grammes un hamburger ? demandé-je au serveur.

Il hausse d’abord les épaules pour manifester son ignorance, mais lassé par mon insistance, il avance un chiffre.

— Cent grammes.

— Oh, seulement ! Mettez-moi en trois !

Voilà comment se faire plaisir seulement pour trois cents grammes.

Photo corset : Merethe Liljedahl de Pixabay 

Photo homme musclé : Łukasz Dyłka de Pixabay 

Photo livre : Olya Adamovich de Pixabay 

Photo sirène : Simona de Pixabay 

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